Monument de Chipoudie pour marquer la présence des familles acadiennes

dans le comté d’Albert au N.-B.

Communiqué de presse

Pour diffusion immédiate

Moncton, 12 juin 2017. Un groupe de travail pour le Monument de Chipoudie se réjouit de la décision du Conseil du Village de Riverside-Albert d’accueillir le monument. « Nous sommes heureux de recevoir le Monument de Chipoudie afin d’honorer les familles acadiennes qui s’étaient installées dans la région de Shepody. Elles ont travaillé fort à transformer les marais en terrain fertile en aménageant les digues, » exprime Jim Campbell, maire du Village de Riverside-Albery. Le président du groupe de travail, Wilfred Savoie, précise, « Ce partenariat démontre que le monument aura sa place au plein cœur du village dans le Parc McClelan (Route 114) et reflètera les valeurs familiales du peuple acadien». Il annonce qu’une collecte de fonds est en cours dans le but d’amasser 13 000$ pour défrayer les couts du monument.

C’est un fait bien connu que la région du sud-est du Nouveau-Brunswick comptait de nombreux villages acadiens lors de la déportation de 1755. Toutefois, plusieurs ignorent encore la présence de communautés acadiennes établies le long du littoral de la baie de Chipoudie dans le comté d’Albert. En fait, le recensement de 1755 confirme qu’on y retrouvait 77 familles acadiennes réparties entre 26 noms de famille pour un total de 425 habitants.

Ce monument permettra non seulement de sensibiliser la population à la présence des familles établies le long du littoral de la baie de Chipoudie entre 1700 et 1755, mais aussi de commémorer Pierre Thibodeau, fondateur de cet établissement.

L’installation du monument est prévue pour le mois d’octobre 2017. La réalisation de ce projet est le fruit d’un travail collectif de gens représentant quelques-unes des familles pionnières entre autres Blanchard, Boudreau, Breau, Brossard, Brun, Comeau, Forest, Girouard, Gaudet, Léger, Martin, Saulnier, Savoie, Thibodeau, etc. En plus de permettre une meilleure appréciation de la richesse de l’histoire locale, ce monument contribuera à la mémoire collective pour les millions d’Acadiennes et Acadiens de la diaspora.

Groupe de travail : Wilfred Savoie, président. Membres : Dolores Breau, Yvon Comeau, Ronald Martin, Nicole Breault Marquis, Paul Savoie, Ernest Thibodeau, Fernand Thibodeau.

Pour contribuer à la campagne de financement ou pour des informations additionnelles, veuillez communiquer avec Wilfred Savoie au Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.



Wilfred Savoie, 506-871-8846
aboiteau

Les aboiteaux acadiens

Les premiers colons acadiens étaient établis le long de la rivière et vivaient principalement d’agriculture. Plutôt que de déboiser les terres hautes pour en faire des terres cultivables, il se servirent de l’expérience acquise lors de leur séjour à Port-Royal pour assécher les marais et en faire un système agricole tout à fait original. Ces colons, surnommés « défricheurs d’eau », asséchaient les marais autour de leurs terres et réclamaient à la mer des terres constituées d’alluvions fertiles, grâce à la construction de digues et d’aboiteaux.

En bâtissant des aboiteaux, système de digues et de canaux de drainage, les défricheurs d’eau acadiens réclamèrent à la mer des terres basses riches et à haut rendement agricole. Les digues empêchaient l’inondation des marais et les aboiteaux permettaient le drainage des hautes terres. D’une hauteur de six à huit pieds et d’une largeur de huit pieds, les aboiteaux protégeaient les terres alluviales des marées.

Dans l’ensemble, les caractéristiques des marais étaient favorables à la production agricole. Les surfaces planes et l’humidité naturelle du sol favorisaient une croissance végétale au-dessus de la moyenne.



The Acadian "Aboiteaux"


     
The first Acadian settlers who settled along the Bay were primarily farmers. Rather than clear the trees on the higher lands for farming, they applied the experience gained from their stay in Port-Royal to dry the marshes so as to undertake a unique system of farming. These settlers, commonly called the ‘’water-clearers”, would dry the marshes around their community and reclaim the land. The result was very fertile soil and was all on account of the aboiteaux.
 
     In building the aboiteaux, a system of dykes and drainage canals, these water-clearers reclaimed from the sea rich land that generated large agricultural crops. The dykes prevented the salt water from flooding the marsh lands and the aboiteaux allowed the drainage of the water coming from the higher lands. From a height of six to eight feet and a width of eight feet, the aboiteaux protected the alluvial lands of the marshes.   

     Basically, the unique soil of the marshes was very conducive to vegetable farming.  The flat plains and the natural humidity of the soil resulted in the growing of vegetables to a much higher standard than the average.